La langue du lecteur
La « résonance lectorale », thème de la précédente session, nous a amenés à formuler la question d'un partage de la langue, entre auteur et lecteur. La « langue du lecteur » est un des points aveugles de la théorie de la lecture. Selon le sens commun, il est entendu que « l’auteur écrit » et que « l...
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| Format: | Online |
|---|---|
| Idioma: | francès |
| Publicat: |
Éditions et Presses universitaires de Reims
2023
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | ONIX_20231206_9782374961989_69 |
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| description | La « résonance lectorale », thème de la précédente session, nous a amenés à formuler la question d'un partage de la langue, entre auteur et lecteur. La « langue du lecteur » est un des points aveugles de la théorie de la lecture. Selon le sens commun, il est entendu que « l’auteur écrit » et que « le lecteur lit ». Mais dans quelle langue le lecteur pense-t-il ce qu’il est en train de lire ? La question ne s’applique pas qu’à la lecture dans une langue dite étrangère: elle vaut aussi pour tous les cas où l’écrivain et son lecteur sont supposés partager la même langue naturelle. Les théories du langage ont nommé idiolecte l’inflexion apportée par un écrivain doté de quelque originalité à la langue commune conçue comme simple outil de communication. Les grandes écritures modifient sans doute la langue du lecteur, le transformant en quelqu’un « qui a lu Céline, Proust ou Joyce ». Mais la lecture active et vraiment littéraire reconfigure le sens en produisant son propre texte, qu’on l’appelle « contre-texte » ou « texte de lecture ». Dans quelle mesure la langue du lecteur critique mime-t-elle celle de l’écrivain ? N’y a-t-il, de l’écrivain au lecteur, qu’une seule et même langue à l’œuvre dans la relation littéraire ou convient-il d’envisager des seuils séparant deux modalités de la même langue, voire trois, si l’on distingue la langue du critique, à son tour inventive, de la langue de communication courante ? |
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| publishDate | 2023 |
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| publisher | Éditions et Presses universitaires de Reims |
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| spelling | doab-20.500.12854ir-1314642024-03-27T16:33:48Z La langue du lecteur Chollier, Christine Gladieu, Marie-Madeleine Pottier, Jean-Michel Trouvé, Alain lecture intertextualité traduction sémiotique et littérature langues analyse du discours littéraire esthétique de la réception thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::DS Literature: history and criticism::DSB Literary studies: general La « résonance lectorale », thème de la précédente session, nous a amenés à formuler la question d'un partage de la langue, entre auteur et lecteur. La « langue du lecteur » est un des points aveugles de la théorie de la lecture. Selon le sens commun, il est entendu que « l’auteur écrit » et que « le lecteur lit ». Mais dans quelle langue le lecteur pense-t-il ce qu’il est en train de lire ? La question ne s’applique pas qu’à la lecture dans une langue dite étrangère: elle vaut aussi pour tous les cas où l’écrivain et son lecteur sont supposés partager la même langue naturelle. Les théories du langage ont nommé idiolecte l’inflexion apportée par un écrivain doté de quelque originalité à la langue commune conçue comme simple outil de communication. Les grandes écritures modifient sans doute la langue du lecteur, le transformant en quelqu’un « qui a lu Céline, Proust ou Joyce ». Mais la lecture active et vraiment littéraire reconfigure le sens en produisant son propre texte, qu’on l’appelle « contre-texte » ou « texte de lecture ». Dans quelle mesure la langue du lecteur critique mime-t-elle celle de l’écrivain ? N’y a-t-il, de l’écrivain au lecteur, qu’une seule et même langue à l’œuvre dans la relation littéraire ou convient-il d’envisager des seuils séparant deux modalités de la même langue, voire trois, si l’on distingue la langue du critique, à son tour inventive, de la langue de communication courante ? 2023-12-06T09:35:29Z 2023-12-06T09:35:29Z 2017 book ONIX_20231206_9782374961989_69 3001-0020 9782374961989 9782374960371 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/131464 fre Approches interdisciplinaires de la lecture image/jpeg n/a https://books.openedition.org/epure/1830 Éditions et Presses universitaires de Reims 10.4000/books.epure.1830 La « résonance lectorale », thème de la précédente session, nous a amenés à formuler la question d'un partage de la langue, entre auteur et lecteur. La « langue du lecteur » est un des points aveugles de la théorie de la lecture. Selon le sens commun, il est entendu que « l’auteur écrit » et que « le lecteur lit ». Mais dans quelle langue le lecteur pense-t-il ce qu’il est en train de lire ? La question ne s’applique pas qu’à la lecture dans une langue dite étrangère: elle vaut aussi pour tous les cas où l’écrivain et son lecteur sont supposés partager la même langue naturelle. Les théories du langage ont nommé idiolecte l’inflexion apportée par un écrivain doté de quelque originalité à la langue commune conçue comme simple outil de communication. Les grandes écritures modifient sans doute la langue du lecteur, le transformant en quelqu’un « qui a lu Céline, Proust ou Joyce ». Mais la lecture active et vraiment littéraire reconfigure le sens en produisant son propre texte, qu’on l’appelle « contre-texte » ou « texte de lecture ». Dans quelle mesure la langue du lecteur critique mime-t-elle celle de l’écrivain ? N’y a-t-il, de l’écrivain au lecteur, qu’une seule et même langue à l’œuvre dans la relation littéraire ou convient-il d’envisager des seuils séparant deux modalités de la même langue, voire trois, si l’on distingue la langue du critique, à son tour inventive, de la langue de communication courante ? 10.4000/books.epure.1830 a2e6798e-06a6-433f-ba49-54ff4593b69f 9782374961989 9782374960371 256 Reims open access |
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