Sortir du monde fossile

Après avoir bâti au XXe siècle un monde fondé sur l’exploitation et la consommation de ressources fossiles, les multinationales du secteur de l’énergie se trouvent désormais confrontées à la nécessité de devoir en sortir. À la fois exceptionnel et paradoxal, ce moment du capitalisme se caractérise p...

Olles dieđut

Furkejuvvon:
Bibliográfalaš dieđut
Váldodahkki: Daniélou, Jean
Materiálatiipa: Online
Giella:fránskkagiella
Almmustuhtton: Presses des Mines 2025
Fáttát:
Liŋkkat:ONIX_20250306_9782385426934_37
Fáddágilkorat: Lasit fáddágilkoriid
Eai fáddágilkorat, Lasit vuosttaš fáddágilkora!
Govvádus
Čoahkkáigeassu:Après avoir bâti au XXe siècle un monde fondé sur l’exploitation et la consommation de ressources fossiles, les multinationales du secteur de l’énergie se trouvent désormais confrontées à la nécessité de devoir en sortir. À la fois exceptionnel et paradoxal, ce moment du capitalisme se caractérise par une mutation profonde de ces entreprises.En plongeant dans le quotidien des opérations de transformation déployées par l’entreprise ENGIE entre 2016 et 2020, Sortir du monde fossile explore la manière dont une multinationale est mise en mouvement par la crise climatique. À partir de terrains réalisés aux Philippines, en Chine et à Singapour, cette enquête éclaire les pratiques par lesquelles une entreprise est amenée à recomposer sa présence et ses ancrages à la surface de la planète. Que ce soit sur une île reculée ou dans une mégalopole tentaculaire, on voit se dessiner les frictions et les résistances qui traversent le processus de territorialisation, rendant celui-ci à la fois précaire et incertain.L’image d’une mondialisation qui se déploie de manière monolithique et irrésistible cède ici la place à un foisonnement de mouvements heurtés, où les contacts établis aux quatre coins de la planète ne se transforment pas nécessairement en connexions globales stabilisées. De cette description, il ressort le fait que pour sortir du monde fossile, les multinationales de l’énergie se lancent dans une vaste opération d’exploration et de fabrication de nouveaux ancrages, signant par là une nouvelle forme d’expansion territoriale du capitalisme.En articulant les apports de la théorie de l’acteur-réseau, de l’histoire connectée, de l’ethnographie et de la sémiotique, l’ouvrage dégage une perspective inédite sur les relations entre le réchauffement climatique, les entreprises de l’énergie et la mondialisation.