Le droit de compter
La famille et la société florentines de la fin du Moyen Âge sont sans doute parmi les plus rigoureusement patrilinéaires de l’Italie du centre-nord. Les femmes, écartées de la succession paternelle et maternelle, et asservies aux stratégies matrimoniales des familles, disposent d’une capacité d’agir...
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| 主要作者: | |
|---|---|
| 格式: | Online |
| 語言: | 法语 |
| 出版: |
Publications de l’École française de Rome
2025
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | ONIX_20250703T162151_9782728316106_78 |
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| author | Galasso, Serena |
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| description | La famille et la société florentines de la fin du Moyen Âge sont sans doute parmi les plus rigoureusement patrilinéaires de l’Italie du centre-nord. Les femmes, écartées de la succession paternelle et maternelle, et asservies aux stratégies matrimoniales des familles, disposent d’une capacité d’agir assez limitée.Cet ouvrage revient sur cette interprétation pour la nuancer et l’enrichir d’une perspective nouvelle grâce à l’analyse d’une documentation jusqu’à présent totalement inexplorée : les livres de gestion et de ricordanze tenus par les femmes des élites de la cité.Au cours de leur vie d’épouse et, plus souvent, durant leur veuvage, ces Florentines pouvaient en effet entreprendre la rédaction de registres personnels pour gérer non seulement des biens de famille mais également leur propre patrimoine et consigner tous les actes utiles à leur administration. Par le biais de l’écrit, elles négociaient leurs capacités de gestionnaire et leur rôle au sein de la parenté, et protégeaient leurs intérêts en déjouant les normes de la succession patrilinéaire ; enfin, elles contribuaient activement à la production de la mémoire familiale.La découverte et l’exploitation minutieuse de plus de deux cents livres de comptes révèlent que cette pratique d’enregistrement et de mise en mémoire n’était pas un monopole masculin, contribuant ainsi au renouvellement de l’historiographie sur les rapports de genre dans la famille et la société de la Renaissance. |
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