Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine
Aux deux derniers siècles de la République, et surtout à partir des tribunats des Gracques, les membres de la classe dirigeante romaine utilisèrent la notion de concordia dans les débats qui les opposaient les uns aux autres. Par leurs discours, ils entreprenaient de garantir ou de restaurer les con...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
|---|---|
| Formaat: | Online |
| Taal: | Frans |
| Gepubliceerd in: |
Éditions de la Sorbonne
2021
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | 40891 |
| Tags: |
Geen labels, Wees de eerste die dit record labelt!
|
| _version_ | 1869523348864630784 |
|---|---|
| author | Philippe Akar |
| author_browse | Philippe Akar |
| author_facet | Philippe Akar |
| author_sort | Philippe Akar |
| collection | Directory of Open Access Books |
| description | Aux deux derniers siècles de la République, et surtout à partir des tribunats des Gracques, les membres de la classe dirigeante romaine utilisèrent la notion de concordia dans les débats qui les opposaient les uns aux autres. Par leurs discours, ils entreprenaient de garantir ou de restaurer les conditions nécessaires à cette concorde des citoyens, et surtout à celle des principaux d'entre eux, les aristocrates, dont l'histoire démontrait qu'elle avait été réalisée par les ancêtres. Dans un contexte de conflit civil, la notion de concordia devint un idéal, car elle était conçue comme la condition indispensable à l'exercice d'un pouvoir de type collégial, c'est-à-dire au maintien, à la tête d'un empire, d'un groupe, les sénateurs, dont l'égalité de puissance impliquait qu'ils s'entendissent pour un accès réglé au faîte des honneurs. Mais parce qu'il s'agissait d'un idéal commun à tous, et alors que les oppositions entre sénateurs se radicalisaient à la fin de la République, cette notion devint le lieu d'un conflit politique majeur lorsque la capacité d'un aristocrate à rétablir ou à maintenir la concorde fut considéré comme un critère décisif de légitimité. L'échec de ce modèle constitua une des évolutions qui conduisit alors au premier triumvirat, puis à la dictature de César, lorsque la concorde ne fut plus cet idéal commun à toute une aristocratie, mais ce que devait défendre une poignée d'entre eux, et finalement un seul. |
| format | Online |
| id | doab-20.500.12854ir-43776 |
| institution | Directory of Open Access Books |
| language | fre |
| publishDate | 2021 |
| publishDateRange | 2021 |
| publishDateSort | 2021 |
| publisher | Éditions de la Sorbonne |
| publisherStr | Éditions de la Sorbonne |
| record_format | ojs |
| spelling | doab-20.500.12854ir-437762024-03-25T18:27:04Z Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine Philippe Akar D1-2009 République romaine culte Gracques religion romaine thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::D Biography, Literature and Literary studies::DN Biography and non-fiction prose Aux deux derniers siècles de la République, et surtout à partir des tribunats des Gracques, les membres de la classe dirigeante romaine utilisèrent la notion de concordia dans les débats qui les opposaient les uns aux autres. Par leurs discours, ils entreprenaient de garantir ou de restaurer les conditions nécessaires à cette concorde des citoyens, et surtout à celle des principaux d'entre eux, les aristocrates, dont l'histoire démontrait qu'elle avait été réalisée par les ancêtres. Dans un contexte de conflit civil, la notion de concordia devint un idéal, car elle était conçue comme la condition indispensable à l'exercice d'un pouvoir de type collégial, c'est-à-dire au maintien, à la tête d'un empire, d'un groupe, les sénateurs, dont l'égalité de puissance impliquait qu'ils s'entendissent pour un accès réglé au faîte des honneurs. Mais parce qu'il s'agissait d'un idéal commun à tous, et alors que les oppositions entre sénateurs se radicalisaient à la fin de la République, cette notion devint le lieu d'un conflit politique majeur lorsque la capacité d'un aristocrate à rétablir ou à maintenir la concorde fut considéré comme un critère décisif de légitimité. L'échec de ce modèle constitua une des évolutions qui conduisit alors au premier triumvirat, puis à la dictature de César, lorsque la concorde ne fut plus cet idéal commun à toute une aristocratie, mais ce que devait défendre une poignée d'entre eux, et finalement un seul. 2021-02-11T10:22:14Z 2021-02-11T10:22:14Z 2019-12-06 13:15:42 2013 book 40891 9791035101541 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/43776 fre image/png http://books.openedition.org/psorbonne/27860 Éditions de la Sorbonne 10.4000/books.psorbonne.27860 10.4000/books.psorbonne.27860 de84e93a-f803-4a4f-964e-fc7ecc0abb65 9791035101541 open access |
| spellingShingle | D1-2009 République romaine culte Gracques religion romaine thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::D Biography, Literature and Literary studies::DN Biography and non-fiction prose Philippe Akar Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title | Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title_full | Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title_fullStr | Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title_full_unstemmed | Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title_short | Concordia : Un idéal de la classe dirigeante romaine |
| title_sort | concordia un ideal de la classe dirigeante romaine |
| topic | D1-2009 République romaine culte Gracques religion romaine thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::D Biography, Literature and Literary studies::DN Biography and non-fiction prose |
| topic_facet | D1-2009 République romaine culte Gracques religion romaine thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::D Biography, Literature and Literary studies::DN Biography and non-fiction prose |
| url | 40891 |
| work_keys_str_mv | AT philippeakar concordiaunidealdelaclassedirigeanteromaine |