Les Allemands à Venise 1380-1520

Au pied des Alpes, Venise, ouverte sur le monde : les immigrants venus du Nord, désignés au XVe siècle comme Allemands, qu’ils soient venus de l’Empire ou de ses confins, ont formé dans le tissu urbain une minorité active, sans cesse renouvelée. La présence allemande à Venise est attestée depuis la...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Braunstein, Philippe
フォーマット: Online
言語:フランス語
出版事項: Publications de l’École française de Rome 2022
主題:
オンライン・アクセス:ONIX_20220701_9782728311262_652
タグ: タグ追加
タグなし, このレコードへの初めてのタグを付けませんか!
_version_ 1869526132685012992
author Braunstein, Philippe
author_browse Braunstein, Philippe
author_facet Braunstein, Philippe
author_sort Braunstein, Philippe
collection Directory of Open Access Books
description Au pied des Alpes, Venise, ouverte sur le monde : les immigrants venus du Nord, désignés au XVe siècle comme Allemands, qu’ils soient venus de l’Empire ou de ses confins, ont formé dans le tissu urbain une minorité active, sans cesse renouvelée. La présence allemande à Venise est attestée depuis la fin du XIIe siècle dans tous les secteurs de la vie artisanale et industrielle et se disperse dans toute la ville. Mais les plus anciens témoignages sur cette présence soulignent le rôle économique et l’importance institutionnelle d’un édifice situé près du pont du Rialto, où les marchands allemands sont contraints de résider. Par le « Fondaco dei Tedeschi » un flux continu de métaux monétaires, produits des mines d’Europe centrale, constitue la contrepartie des importations d’épices, de soieries et de coton qui font la fortune de Venise et approvisionnent l’Outremont, de Bruges à Cracovie. Les résidents du « Fondaco » sont les représentants des principales villes et sociétés d’affaires, qui, de la Haute-Allemagne à la Rhénanie, dominent au XVe siècle et jusqu’au début du XVIe siècle les échanges entre le monde méditerranéen et l’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Ces échanges font de Venise une place essentielle pour l’apprentissage du commerce, qu’il s’agisse de la langue, du droit ou de la comptabilité. Hors du « Fondaco », actes notariés et testaments font revivre une communauté présente dans tous les métiers, en particulier dans les domaines de pointe où l’art et l’invention technique se conjuguent, comme l’orfèvrerie ou l’imprimerie. Insérés jusqu’à se fondre dans les réseaux qui les entourent, ceux des ateliers, des paroisses et des « scuole », nombre d’Allemands ont construit une vie définitivement étrangère, et, par conséquent, vénitienne.
format Online
id doab-20.500.12854ir-85176
institution Directory of Open Access Books
language fre
publishDate 2022
publishDateRange 2022
publishDateSort 2022
publisher Publications de l’École française de Rome
publisherStr Publications de l’École française de Rome
record_format ojs
spelling doab-20.500.12854ir-851762024-04-02T13:59:33Z Les Allemands à Venise 1380-1520 Braunstein, Philippe migration Venise Allemand thema EDItEUR::N History and Archaeology::NH History::NHD European history Au pied des Alpes, Venise, ouverte sur le monde : les immigrants venus du Nord, désignés au XVe siècle comme Allemands, qu’ils soient venus de l’Empire ou de ses confins, ont formé dans le tissu urbain une minorité active, sans cesse renouvelée. La présence allemande à Venise est attestée depuis la fin du XIIe siècle dans tous les secteurs de la vie artisanale et industrielle et se disperse dans toute la ville. Mais les plus anciens témoignages sur cette présence soulignent le rôle économique et l’importance institutionnelle d’un édifice situé près du pont du Rialto, où les marchands allemands sont contraints de résider. Par le « Fondaco dei Tedeschi » un flux continu de métaux monétaires, produits des mines d’Europe centrale, constitue la contrepartie des importations d’épices, de soieries et de coton qui font la fortune de Venise et approvisionnent l’Outremont, de Bruges à Cracovie. Les résidents du « Fondaco » sont les représentants des principales villes et sociétés d’affaires, qui, de la Haute-Allemagne à la Rhénanie, dominent au XVe siècle et jusqu’au début du XVIe siècle les échanges entre le monde méditerranéen et l’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Ces échanges font de Venise une place essentielle pour l’apprentissage du commerce, qu’il s’agisse de la langue, du droit ou de la comptabilité. Hors du « Fondaco », actes notariés et testaments font revivre une communauté présente dans tous les métiers, en particulier dans les domaines de pointe où l’art et l’invention technique se conjuguent, comme l’orfèvrerie ou l’imprimerie. Insérés jusqu’à se fondre dans les réseaux qui les entourent, ceux des ateliers, des paroisses et des « scuole », nombre d’Allemands ont construit une vie définitivement étrangère, et, par conséquent, vénitienne. 2022-07-01T15:52:04Z 2022-07-01T15:52:04Z 2016 book ONIX_20220701_9782728311262_652 9782728311262 9782728311255 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/85176 fre Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome image/png n/a https://www.7switch.com/fr/ebook/9782728311262/from/openedition https://books.openedition.org/efr/38097 Publications de l’École française de Rome 10.4000/books.efr.38097 Au pied des Alpes, Venise, ouverte sur le monde : les immigrants venus du Nord, désignés au XVe siècle comme Allemands, qu’ils soient venus de l’Empire ou de ses confins, ont formé dans le tissu urbain une minorité active, sans cesse renouvelée. La présence allemande à Venise est attestée depuis la fin du XIIe siècle dans tous les secteurs de la vie artisanale et industrielle et se disperse dans toute la ville. Mais les plus anciens témoignages sur cette présence soulignent le rôle économique et l’importance institutionnelle d’un édifice situé près du pont du Rialto, où les marchands allemands sont contraints de résider. Par le « Fondaco dei Tedeschi » un flux continu de métaux monétaires, produits des mines d’Europe centrale, constitue la contrepartie des importations d’épices, de soieries et de coton qui font la fortune de Venise et approvisionnent l’Outremont, de Bruges à Cracovie. Les résidents du « Fondaco » sont les représentants des principales villes et sociétés d’affaires, qui, de la Haute-Allemagne à la Rhénanie, dominent au XVe siècle et jusqu’au début du XVIe siècle les échanges entre le monde méditerranéen et l’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Ces échanges font de Venise une place essentielle pour l’apprentissage du commerce, qu’il s’agisse de la langue, du droit ou de la comptabilité. Hors du « Fondaco », actes notariés et testaments font revivre une communauté présente dans tous les métiers, en particulier dans les domaines de pointe où l’art et l’invention technique se conjuguent, comme l’orfèvrerie ou l’imprimerie. Insérés jusqu’à se fondre dans les réseaux qui les entourent, ceux des ateliers, des paroisses et des « scuole », nombre d’Allemands ont construit une vie définitivement étrangère, et, par conséquent, vénitienne. 10.4000/books.efr.38097 23042c48-76c4-4f96-899b-369fb0c12fc7 9782728311262 9782728311255 984 Rome open access
spellingShingle migration
Venise
Allemand
thema EDItEUR::N History and Archaeology::NH History::NHD European history
Braunstein, Philippe
Les Allemands à Venise 1380-1520
title Les Allemands à Venise 1380-1520
title_full Les Allemands à Venise 1380-1520
title_fullStr Les Allemands à Venise 1380-1520
title_full_unstemmed Les Allemands à Venise 1380-1520
title_short Les Allemands à Venise 1380-1520
title_sort les allemands a venise 1380 1520
topic migration
Venise
Allemand
thema EDItEUR::N History and Archaeology::NH History::NHD European history
topic_facet migration
Venise
Allemand
thema EDItEUR::N History and Archaeology::NH History::NHD European history
url ONIX_20220701_9782728311262_652
work_keys_str_mv AT braunsteinphilippe lesallemandsavenise13801520