La carte avant les cartographes

Plus qu’un livre sur la production ou sur la circulation des cartes, cet ouvrage étudie la diffusion de la culture cartographique dans la France du XVIIIe siècle, qui modifie profondément le rapport des acteurs aux territoires. Il s’agit de comprendre comment une pensée de l’espace se met en place,...

Whakaahuatanga katoa

I tiakina i:
Ngā taipitopito rārangi puna kōrero
Kaituhi matua: Verdier, Nicolas
Hōputu: Online
Reo:Wīwī
I whakaputaina: Éditions de la Sorbonne 2022
Ngā marau:
Urunga tuihono:ONIX_20220701_9791035107635_1352
Ngā Tūtohu: Tāpirihia he Tūtohu
Kāore He Tūtohu, Me noho koe te mea tuatahi ki te tūtohu i tēnei pūkete!
Whakaahuatanga
Whakarāpopototanga:Plus qu’un livre sur la production ou sur la circulation des cartes, cet ouvrage étudie la diffusion de la culture cartographique dans la France du XVIIIe siècle, qui modifie profondément le rapport des acteurs aux territoires. Il s’agit de comprendre comment une pensée de l’espace se met en place, en partie grâce à la carte, à l’époque des Lumières – avec des conséquences jusqu’à nos jours. L’ouvrage dépasse ici le postulat classique d’une évidente diffusion de la carte aux XVIIe et XVIIIe siècles. Pour en mettre en exergue les chronologies, l’enquête passe tant par l’analyse d’indices techniques que par celle des discours sur la carte. Les conséquences de cette diffusion apparaissent tant dans les mutations de la géographie que dans la transformation de quelques professions ; c’est d’abord le cas des commissaires à terriers. Le mouvement est européen, mais la France connaît des temporalités spécifiques qui aboutissent à la mise en place des ingénieurs du cadastre lors de la Révolution. Les professions d’ingénieurs du génie, comme celles d’ingénieurs des ponts s’institutionnalisent grâce à l’usage de la carte, qui devient l’un des éléments clés de leur identité corporative, tout autant qu’un outil indispensable de leur action.