Muséoscopies

Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd’hui investi d’une attractivité touristique et d’une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s’y monnaye est-il cette « monnaie de l’absolu » dont André Ma...

Whakaahuatanga katoa

I tiakina i:
Ngā taipitopito rārangi puna kōrero
Hōputu: Online
Reo:Wīwī
I whakaputaina: Presses universitaires de Paris Nanterre 2022
Ngā marau:
Urunga tuihono:ONIX_20220701_9782840164234_2011
Ngā Tūtohu: Tāpirihia he Tūtohu
Kāore He Tūtohu, Me noho koe te mea tuatahi ki te tūtohu i tēnei pūkete!
Whakaahuatanga
Whakarāpopototanga:Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd’hui investi d’une attractivité touristique et d’une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s’y monnaye est-il cette « monnaie de l’absolu » dont André Malraux célébra l’universalité ? L’interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean- Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l’œuvre d’art et notre regard sur le patrimoine. À travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l’art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s’y transmettent, s’y échangent, s’y révisent et s’y réinventent.