L’angoisse devant la mort

« Penser ma mort c’est aussi bien penser moi sans le monde que le monde sans moi, c’est penser à la rupture d’un rapport. Où l’angoisse commence c’est quand, au sentiment du monde comme réalité empirique, nous substituons une présence du monde en nous, qui serait le temps... Je n’étais pas plus sati...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Fallot, Jean
Formato: Online
Idioma:francés
Publicado: Presses universitaires du Septentrion 2022
Subjects:
Acceso en liña:ONIX_20220701_9782757426142_2504
Tags: Engadir etiqueta
Sen Etiquetas, Sexa o primeiro en etiquetar este rexistro!
_version_ 1869525334463873024
author Fallot, Jean
author_browse Fallot, Jean
author_facet Fallot, Jean
author_sort Fallot, Jean
collection Directory of Open Access Books
description « Penser ma mort c’est aussi bien penser moi sans le monde que le monde sans moi, c’est penser à la rupture d’un rapport. Où l’angoisse commence c’est quand, au sentiment du monde comme réalité empirique, nous substituons une présence du monde en nous, qui serait le temps... Je n’étais pas plus satisfait du monde mais du moins je me sentais en sécurité dans un monde qui ne me satisfaisait pas. Ce sont ces deux conditions qui ont pu faire place en moi à l’angoisse de la mort : celle de disparaître non au monde (empiriquement) mais celle de disparaître au sens absolu... ». Par toutes sortes de détours ce texte ramène à un centre, la distinction entre la peur de mourir qui concerne le texte de la vie, et l’angoisse devant la mort, qui elle ne concerne « rien ». L’auteur, à qui le genre même du Journal permet de se contredire et dans ces contradictions mêmes de retrouver toujours les mêmes évidences, s’appuie sur trois refuges, la réflexion bouddhique (et indienne), celle d’Epicure, la pensée christique (le « il faut qu’il vive »). Des analyses particulières s’entremêlent, celle du suicide (« le suicide s’explique parce que l’angoisse de la mort ne peut contrebalancer le dégoût de la vie, sans quoi il n’y aurait pas de suicide »), la peine de mort, le couple... Aux trois points d’appui qui reviennent explicitement — érotisme, travail, art — le quatrième que l’auteur ne nomme pas, l’ami mort, est peut-être le plus présent. Le livre s’achève par un bref rappel de réflexions sur la mort, depuis la philosophie antique et celle de la Renaissance (Montaigne), puis Descartes, Pascal, Schopenhauer, des modernes enfin, de Bergson, Simmel, Heidegger à Jean-Paul Sartre et Paul Ricoeur ; enfin quatre littérateurs, Alain, Paul Valéry, Paul Léautaud et André Malraux.
format Online
id doab-20.500.12854ir-87034
institution Directory of Open Access Books
language fre
publishDate 2022
publishDateRange 2022
publishDateSort 2022
publisher Presses universitaires du Septentrion
publisherStr Presses universitaires du Septentrion
record_format ojs
spelling doab-20.500.12854ir-870342024-04-05T17:30:21Z L’angoisse devant la mort Fallot, Jean philosophie mort angoisse peur fin de vie thema EDItEUR::Q Philosophy and Religion::QD Philosophy « Penser ma mort c’est aussi bien penser moi sans le monde que le monde sans moi, c’est penser à la rupture d’un rapport. Où l’angoisse commence c’est quand, au sentiment du monde comme réalité empirique, nous substituons une présence du monde en nous, qui serait le temps... Je n’étais pas plus satisfait du monde mais du moins je me sentais en sécurité dans un monde qui ne me satisfaisait pas. Ce sont ces deux conditions qui ont pu faire place en moi à l’angoisse de la mort : celle de disparaître non au monde (empiriquement) mais celle de disparaître au sens absolu... ». Par toutes sortes de détours ce texte ramène à un centre, la distinction entre la peur de mourir qui concerne le texte de la vie, et l’angoisse devant la mort, qui elle ne concerne « rien ». L’auteur, à qui le genre même du Journal permet de se contredire et dans ces contradictions mêmes de retrouver toujours les mêmes évidences, s’appuie sur trois refuges, la réflexion bouddhique (et indienne), celle d’Epicure, la pensée christique (le « il faut qu’il vive »). Des analyses particulières s’entremêlent, celle du suicide (« le suicide s’explique parce que l’angoisse de la mort ne peut contrebalancer le dégoût de la vie, sans quoi il n’y aurait pas de suicide »), la peine de mort, le couple... Aux trois points d’appui qui reviennent explicitement — érotisme, travail, art — le quatrième que l’auteur ne nomme pas, l’ami mort, est peut-être le plus présent. Le livre s’achève par un bref rappel de réflexions sur la mort, depuis la philosophie antique et celle de la Renaissance (Montaigne), puis Descartes, Pascal, Schopenhauer, des modernes enfin, de Bergson, Simmel, Heidegger à Jean-Paul Sartre et Paul Ricoeur ; enfin quatre littérateurs, Alain, Paul Valéry, Paul Léautaud et André Malraux. 2022-07-01T16:45:21Z 2022-07-01T16:45:21Z 1990 book ONIX_20220701_9782757426142_2504 2780-9897 9782757426142 9782859393755 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/87034 fre Philosophie image/png n/a https://www.7switch.com/fr/ebook/9782757426142/from/openedition https://books.openedition.org/septentrion/72388 Presses universitaires du Septentrion 10.4000/books.septentrion.72388 « Penser ma mort c’est aussi bien penser moi sans le monde que le monde sans moi, c’est penser à la rupture d’un rapport. Où l’angoisse commence c’est quand, au sentiment du monde comme réalité empirique, nous substituons une présence du monde en nous, qui serait le temps... Je n’étais pas plus satisfait du monde mais du moins je me sentais en sécurité dans un monde qui ne me satisfaisait pas. Ce sont ces deux conditions qui ont pu faire place en moi à l’angoisse de la mort : celle de disparaître non au monde (empiriquement) mais celle de disparaître au sens absolu... ». Par toutes sortes de détours ce texte ramène à un centre, la distinction entre la peur de mourir qui concerne le texte de la vie, et l’angoisse devant la mort, qui elle ne concerne « rien ». L’auteur, à qui le genre même du Journal permet de se contredire et dans ces contradictions mêmes de retrouver toujours les mêmes évidences, s’appuie sur trois refuges, la réflexion bouddhique (et indienne), celle d’Epicure, la pensée christique (le « il faut qu’il vive »). Des analyses particulières s’entremêlent, celle du suicide (« le suicide s’explique parce que l’angoisse de la mort ne peut contrebalancer le dégoût de la vie, sans quoi il n’y aurait pas de suicide »), la peine de mort, le couple... Aux trois points d’appui qui reviennent explicitement — érotisme, travail, art — le quatrième que l’auteur ne nomme pas, l’ami mort, est peut-être le plus présent. Le livre s’achève par un bref rappel de réflexions sur la mort, depuis la philosophie antique et celle de la Renaissance (Montaigne), puis Descartes, Pascal, Schopenhauer, des modernes enfin, de Bergson, Simmel, Heidegger à Jean-Paul Sartre et Paul Ricoeur ; enfin quatre littérateurs, Alain, Paul Valéry, Paul Léautaud et André Malraux. 10.4000/books.septentrion.72388 45401d39-6941-487a-8753-f8f08d2b5a69 9782757426142 9782859393755 336 Villeneuve d'Ascq open access
spellingShingle philosophie
mort
angoisse
peur
fin de vie
thema EDItEUR::Q Philosophy and Religion::QD Philosophy
Fallot, Jean
L’angoisse devant la mort
title L’angoisse devant la mort
title_full L’angoisse devant la mort
title_fullStr L’angoisse devant la mort
title_full_unstemmed L’angoisse devant la mort
title_short L’angoisse devant la mort
title_sort l angoisse devant la mort
topic philosophie
mort
angoisse
peur
fin de vie
thema EDItEUR::Q Philosophy and Religion::QD Philosophy
topic_facet philosophie
mort
angoisse
peur
fin de vie
thema EDItEUR::Q Philosophy and Religion::QD Philosophy
url ONIX_20220701_9782757426142_2504
work_keys_str_mv AT fallotjean langoissedevantlamort