Grammaire des événements

L’enquête linguistique menée dans l’ouvrageo montre que les deux manières de concevoir les événements qui divisent profondément les philosophes contemporains, sont en réalité présentes et pour ainsi dire disponibles dans la pensée inscrite dans les structures d’une langue comme le français. Selon la...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Van de Velde, Danièle
Fformat: Online
Iaith:Ffrangeg
Cyhoeddwyd: Presses universitaires du Septentrion 2022
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:ONIX_20220701_9782757434802_2573
Tagiau: Ychwanegu Tag
Dim Tagiau, Byddwch y cyntaf i dagio'r cofnod hwn!
_version_ 1869518978504720384
author Van de Velde, Danièle
author_browse Van de Velde, Danièle
author_facet Van de Velde, Danièle
author_sort Van de Velde, Danièle
collection Directory of Open Access Books
description L’enquête linguistique menée dans l’ouvrageo montre que les deux manières de concevoir les événements qui divisent profondément les philosophes contemporains, sont en réalité présentes et pour ainsi dire disponibles dans la pensée inscrite dans les structures d’une langue comme le français. Selon la première conception, qui est aussi la plus répandue, ils sont comme des entités individuelles ordinaires : de deux événements impliquant les mêmes entités, celui-ci est toujours irréductiblement différent de celui- là, ne serait-ce que parce qu’ils n’occupent pas la même portion d’espace-temps. Selon l’autre, ces prétendus individus sont en réalité des instances d’un seul et même événement, qui n’est ni cette instance-ci, ni celle-là. Mais la langue ne choisit pas, et offre la possibilité de passer d’un point de vue à l’autre, en passant simplement d’une structure syntaxique à une autre. Centrée autour des noms d’événements, la démarche commence par situer la notion correspondante dans un réseau où elle voisine avec celles de fait et d’action, entre autres. Elle se termine par une tentative de répondre, toujours par des moyens linguistiques, à la question de savoir si la pensée du temps inscrite dans la langue implique que ce soit le temps qui fonde les événements ou l’inverse. La question, parallèle à celle du rapport entre choses et espace, débouche sur celle de l’expression linguistique de l’existence. L’ouvrage tente donc de remplir sur le sujet des événements la partie linguistique du programme de la philosophie du langage ordinaire, partie que peu de ces philosophes (à l’exception de Vendler) ont pu remplir, faute d’être eux-mêmes linguistes.
format Online
id doab-20.500.12854ir-87103
institution Directory of Open Access Books
language fre
publishDate 2022
publishDateRange 2022
publishDateSort 2022
publisher Presses universitaires du Septentrion
publisherStr Presses universitaires du Septentrion
record_format ojs
spelling doab-20.500.12854ir-871032024-03-24T11:38:12Z Grammaire des événements Van de Velde, Danièle grammaire événement thema EDItEUR::C Language and Linguistics::CF Linguistics L’enquête linguistique menée dans l’ouvrageo montre que les deux manières de concevoir les événements qui divisent profondément les philosophes contemporains, sont en réalité présentes et pour ainsi dire disponibles dans la pensée inscrite dans les structures d’une langue comme le français. Selon la première conception, qui est aussi la plus répandue, ils sont comme des entités individuelles ordinaires : de deux événements impliquant les mêmes entités, celui-ci est toujours irréductiblement différent de celui- là, ne serait-ce que parce qu’ils n’occupent pas la même portion d’espace-temps. Selon l’autre, ces prétendus individus sont en réalité des instances d’un seul et même événement, qui n’est ni cette instance-ci, ni celle-là. Mais la langue ne choisit pas, et offre la possibilité de passer d’un point de vue à l’autre, en passant simplement d’une structure syntaxique à une autre. Centrée autour des noms d’événements, la démarche commence par situer la notion correspondante dans un réseau où elle voisine avec celles de fait et d’action, entre autres. Elle se termine par une tentative de répondre, toujours par des moyens linguistiques, à la question de savoir si la pensée du temps inscrite dans la langue implique que ce soit le temps qui fonde les événements ou l’inverse. La question, parallèle à celle du rapport entre choses et espace, débouche sur celle de l’expression linguistique de l’existence. L’ouvrage tente donc de remplir sur le sujet des événements la partie linguistique du programme de la philosophie du langage ordinaire, partie que peu de ces philosophes (à l’exception de Vendler) ont pu remplir, faute d’être eux-mêmes linguistes. 2022-07-01T16:47:20Z 2022-07-01T16:47:20Z 2006 book ONIX_20220701_9782757434802_2573 2824-7469 9782757434802 9782859399474 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/87103 fre Sens et Structures image/png n/a https://www.7switch.com/fr/ebook/9782757434802/from/openedition https://books.openedition.org/septentrion/115045 Presses universitaires du Septentrion 10.4000/books.septentrion.115045 L’enquête linguistique menée dans l’ouvrageo montre que les deux manières de concevoir les événements qui divisent profondément les philosophes contemporains, sont en réalité présentes et pour ainsi dire disponibles dans la pensée inscrite dans les structures d’une langue comme le français. Selon la première conception, qui est aussi la plus répandue, ils sont comme des entités individuelles ordinaires : de deux événements impliquant les mêmes entités, celui-ci est toujours irréductiblement différent de celui- là, ne serait-ce que parce qu’ils n’occupent pas la même portion d’espace-temps. Selon l’autre, ces prétendus individus sont en réalité des instances d’un seul et même événement, qui n’est ni cette instance-ci, ni celle-là. Mais la langue ne choisit pas, et offre la possibilité de passer d’un point de vue à l’autre, en passant simplement d’une structure syntaxique à une autre. Centrée autour des noms d’événements, la démarche commence par situer la notion correspondante dans un réseau où elle voisine avec celles de fait et d’action, entre autres. Elle se termine par une tentative de répondre, toujours par des moyens linguistiques, à la question de savoir si la pensée du temps inscrite dans la langue implique que ce soit le temps qui fonde les événements ou l’inverse. La question, parallèle à celle du rapport entre choses et espace, débouche sur celle de l’expression linguistique de l’existence. L’ouvrage tente donc de remplir sur le sujet des événements la partie linguistique du programme de la philosophie du langage ordinaire, partie que peu de ces philosophes (à l’exception de Vendler) ont pu remplir, faute d’être eux-mêmes linguistes. 10.4000/books.septentrion.115045 45401d39-6941-487a-8753-f8f08d2b5a69 9782757434802 9782859399474 216 Villeneuve d'Ascq open access
spellingShingle grammaire
événement
thema EDItEUR::C Language and Linguistics::CF Linguistics
Van de Velde, Danièle
Grammaire des événements
title Grammaire des événements
title_full Grammaire des événements
title_fullStr Grammaire des événements
title_full_unstemmed Grammaire des événements
title_short Grammaire des événements
title_sort grammaire des evenements
topic grammaire
événement
thema EDItEUR::C Language and Linguistics::CF Linguistics
topic_facet grammaire
événement
thema EDItEUR::C Language and Linguistics::CF Linguistics
url ONIX_20220701_9782757434802_2573
work_keys_str_mv AT vandeveldedaniele grammairedesevenements