Penser la famille au xixe siècle (1789-1870)
Dans la France du dix-neuvième siècle, l’institution familiale se trouve dans une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Online |
| Idioma: | francês |
| Publicado em: |
Presses universitaires de Saint-Étienne
2023
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | ONIX_20230310_9782862727554_44 |
| Tags: |
Sem tags, seja o primeiro a adicionar uma tag!
|
| _version_ | 1869516837444648960 |
|---|---|
| author | Bernard, Claudie |
| author_browse | Bernard, Claudie |
| author_facet | Bernard, Claudie |
| author_sort | Bernard, Claudie |
| collection | Directory of Open Access Books |
| description | Dans la France du dix-neuvième siècle, l’institution familiale se trouve dans une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les familles de type nobiliaire ou paysan, enracinées dans une terre et une tradition, prises dans un réseau de relations lignagères et communautaires, et placées sous l’autorité du père, reculent devant le ménage mobile, autonome, rassemblé par l’amour autour de la mère et des enfants, qui caractérise notre civilisation industrielle et urbaine. Ce livre interroge la façon dont les intellectuels du dix-neuvième siècle ont pensé la mutation de la famille, considérée dans son rôle de médiateur entre l’individuel et le social. La première partie fait le point sur l’état de l’institution dans l’avant-dernier siècle, telle que nous pouvons la penser aujourd’hui. La famille est appréhendée en tant que maisonnée dans l’espace, et lignée dans le temps ; dans le jeu de ses alliances et l’enchaînement de ses filiations ; dans ses fonctions sexuelle, économique, autoritaire et, de plus en plus, sentimentale ; sans oublier les infractions qui tout ensemble contestent et confirment ses règles. La deuxième partie examine comment, de la Révolution à l’aube de la Troisième République, la famille a suscité chez les penseurs différents types de discours : des formules conservatrices qui se réclament du nom du Père et de la Tradition, patriarcalisme et phallocentrisme ; en antithèse, des formules de contestation qui opposent à la famille un utopisme totalitaire (focalisé sur la Cité), libertaire (recentré sur le moi) ou féministe (défenseur du sexe opprimé) ; enfin, des formules « progressistes » qui affirment les droits de l’individu, du citoyen et du coeur, paternalisme éclairé, réformisme libéral, et familialisme romantique. Une telle étude apparaît d’autant plus opportune aujourd’hui que, un peu comme dans les décennies postrévolutionnaires, la famille est en pleine redéfinition, et se pense volontiers sur le mode de la crise. |
| format | Online |
| id | doab-20.500.12854ir-98303 |
| institution | Directory of Open Access Books |
| language | fre |
| publishDate | 2023 |
| publishDateRange | 2023 |
| publishDateSort | 2023 |
| publisher | Presses universitaires de Saint-Étienne |
| publisherStr | Presses universitaires de Saint-Étienne |
| record_format | ojs |
| spelling | doab-20.500.12854ir-983032024-03-26T22:57:09Z Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) Bernard, Claudie french literature family history nineteenth century society thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::DS Literature: history and criticism::DSB Literary studies: general Dans la France du dix-neuvième siècle, l’institution familiale se trouve dans une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les familles de type nobiliaire ou paysan, enracinées dans une terre et une tradition, prises dans un réseau de relations lignagères et communautaires, et placées sous l’autorité du père, reculent devant le ménage mobile, autonome, rassemblé par l’amour autour de la mère et des enfants, qui caractérise notre civilisation industrielle et urbaine. Ce livre interroge la façon dont les intellectuels du dix-neuvième siècle ont pensé la mutation de la famille, considérée dans son rôle de médiateur entre l’individuel et le social. La première partie fait le point sur l’état de l’institution dans l’avant-dernier siècle, telle que nous pouvons la penser aujourd’hui. La famille est appréhendée en tant que maisonnée dans l’espace, et lignée dans le temps ; dans le jeu de ses alliances et l’enchaînement de ses filiations ; dans ses fonctions sexuelle, économique, autoritaire et, de plus en plus, sentimentale ; sans oublier les infractions qui tout ensemble contestent et confirment ses règles. La deuxième partie examine comment, de la Révolution à l’aube de la Troisième République, la famille a suscité chez les penseurs différents types de discours : des formules conservatrices qui se réclament du nom du Père et de la Tradition, patriarcalisme et phallocentrisme ; en antithèse, des formules de contestation qui opposent à la famille un utopisme totalitaire (focalisé sur la Cité), libertaire (recentré sur le moi) ou féministe (défenseur du sexe opprimé) ; enfin, des formules « progressistes » qui affirment les droits de l’individu, du citoyen et du coeur, paternalisme éclairé, réformisme libéral, et familialisme romantique. Une telle étude apparaît d’autant plus opportune aujourd’hui que, un peu comme dans les décennies postrévolutionnaires, la famille est en pleine redéfinition, et se pense volontiers sur le mode de la crise. 2023-03-10T16:21:02Z 2023-03-10T16:21:02Z 2007 book ONIX_20230310_9782862727554_44 1966-2149 9782862727554 9782862724539 https://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/98303 fre Le XIXe siècle en représentation(s) image/png n/a https://www.7switch.com/fr/ebook/9782862727554/from/openedition https://books.openedition.org/puse/2765 Presses universitaires de Saint-Étienne 10.4000/books.puse.2765 Dans la France du dix-neuvième siècle, l’institution familiale se trouve dans une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les familles de type nobiliaire ou paysan, enracinées dans une terre et une tradition, prises dans un réseau de relations lignagères et communautaires, et placées sous l’autorité du père, reculent devant le ménage mobile, autonome, rassemblé par l’amour autour de la mère et des enfants, qui caractérise notre civilisation industrielle et urbaine. Ce livre interroge la façon dont les intellectuels du dix-neuvième siècle ont pensé la mutation de la famille, considérée dans son rôle de médiateur entre l’individuel et le social. La première partie fait le point sur l’état de l’institution dans l’avant-dernier siècle, telle que nous pouvons la penser aujourd’hui. La famille est appréhendée en tant que maisonnée dans l’espace, et lignée dans le temps ; dans le jeu de ses alliances et l’enchaînement de ses filiations ; dans ses fonctions sexuelle, économique, autoritaire et, de plus en plus, sentimentale ; sans oublier les infractions qui tout ensemble contestent et confirment ses règles. La deuxième partie examine comment, de la Révolution à l’aube de la Troisième République, la famille a suscité chez les penseurs différents types de discours : des formules conservatrices qui se réclament du nom du Père et de la Tradition, patriarcalisme et phallocentrisme ; en antithèse, des formules de contestation qui opposent à la famille un utopisme totalitaire (focalisé sur la Cité), libertaire (recentré sur le moi) ou féministe (défenseur du sexe opprimé) ; enfin, des formules « progressistes » qui affirment les droits de l’individu, du citoyen et du coeur, paternalisme éclairé, réformisme libéral, et familialisme romantique. Une telle étude apparaît d’autant plus opportune aujourd’hui que, un peu comme dans les décennies postrévolutionnaires, la famille est en pleine redéfinition, et se pense volontiers sur le mode de la crise. 10.4000/books.puse.2765 f8085860-01fe-4890-b991-a6902d2523c1 9782862727554 9782862724539 480 Saint-Étienne open access |
| spellingShingle | french literature family history nineteenth century society thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::DS Literature: history and criticism::DSB Literary studies: general Bernard, Claudie Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title | Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title_full | Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title_fullStr | Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title_full_unstemmed | Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title_short | Penser la famille au xixe siècle (1789-1870) |
| title_sort | penser la famille au xixe siecle 1789 1870 |
| topic | french literature family history nineteenth century society thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::DS Literature: history and criticism::DSB Literary studies: general |
| topic_facet | french literature family history nineteenth century society thema EDItEUR::D Biography, Literature and Literary studies::DS Literature: history and criticism::DSB Literary studies: general |
| url | ONIX_20230310_9782862727554_44 |
| work_keys_str_mv | AT bernardclaudie penserlafamilleauxixesiecle17891870 |